Partenariat Climat Montréal

Place à l'action

Les organisations partenaires du Partenariat Climat Montréal issues des milieux économiques, institutionnels, communautaires et philanthropiques, forment ensemble un mouvement visant à accélérer leur transition écologique face au contexte d’urgence climatique. À travers notre plateforme d’engagement, les organisations exercent leur rôle de citoyen corporatif en s’engageant à adopter et à mettre en œuvre au moins une action structurante* visant à réduire leur empreinte carbone, à renforcer la résilience de la métropole aux changements climatiques, et à montrer l’exemple pour leur secteur d’affaires.


*En plus des actions déjà planifiées, entreprises ou réalisées.

Le saviez-vous ?

La majeure partie des émissions de GES de Montréal proviennent du transport routier (personnes et marchandises) et du bâtiment (équipements de chauffage aux énergies fossiles utilisés dans les secteurs résidentiel, commercial et institutionnel). Des mesures structurantes dans ces deux secteurs sont donc essentielles pour que Montréal parvienne à atteindre sa cible de -55 % de GES d’ici 2030.

Cela dit, l’inventaire des émissions de Montréal ne comptabilise pas, à ce jour, les émissions indirectes de la collectivité (scope 3). Pourtant, cette dernière doit changer ses modes de consommation sous peine de voir doubler ou presque ces émissions d’ici 20501. Pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, le C40 Cities Climate Leadership Group (qui comprend Montréal parmi ses membres) estime que la population urbaine des pays membres devra diminuer de moitié l’empreinte carbone découlant de ses habitudes de consommation d’ici 2030, et de 80 % d’ici 2050.

Les organisations montréalaises, comme consommatrices de matériaux, d’énergie et de services, comme génératrices de déplacements pour leurs employés, leurs clients et leurs fournisseurs, ont donc un rôle clé à jouer dans cette transition.

Quels sont les types d'émissions ?

Scope 1

 

Émissions résultant directement des activités menées sur le territoire de la ville ou de l’organisation (émissions des véhicules, des usines, des équipements de chauffage, etc.).

Scope 2

 

Émissions indirectes dues à l’énergie consommée par les ménages et les entreprises de la ville, ou par l’organisation (émissions qui ont eu lieu lors de la production de cette énergie).

Scope 3

 

Toutes les autres émissions résultant des activités des entreprises, résidents, industries, services municipaux, etc. qui se produisent à l’extérieur de la zone de la ville (consommation de biens et de services de la collectivité qui entraînent des émissions ailleurs dans le monde : textiles, aliments, appareils électroniques, matériaux de construction, etc.).

Par ailleurs, la multiplication des événements météorologiques extrêmes et l’augmentation de leur intensité occasionnent déjà des coûts économiques et humains majeurs pour la Ville : les inondations historiques du printemps 2019, à elles seules, ont coûté 17 M$2 et l’épisode de canicule de 2018 a causé 66 décès sur l’île de Montréal3. Dans ce contexte, l’adaptation et la résilience sont des sujets qui nécessitent des interventions immédiates et significatives pour protéger nos infrastructures, nos organisations, nos collectivités mais aussi nos écosystèmes face aux effets connus ou anticipés de l’évolution du climat.